Les sociétés secrètes

Le peuple du blé noir

Entre anthropologie, mauvaise foi et culture-poubelle, Rennet inaugure sa rubrique des "sociétés secrètes"… Roswell, Belphégor, Opus Déi, Chirac chez les Mayas, Canal + et l'ordre des Templiers… Vous saurez tout sur tout… surtout si vous le savez déjà!

Le breton connaît la réputation de grand voyageur… Autant il vénère sa terre natale, autant le sol celtique lui brûle les sabots à force d’inertie. Portant dans ses gênes le beurre, l’argent du beurre et la crémière, il n’est pas rare que ses racines anciennes et tribales lui aient conféré aussi d’excellentes prédispositions à la charpenterie de marine et à la navigation hasardeuse… Quand un breton vous dit se rendre à Calcutta, vous le retrouverez systématiquement aux antipodes du lieu pré annoncé, quand ce n’est au bar du coin… Seuls les affiliés pourront vous conter, en effet, toute la géographie septentrionale qu’il est possible de découvrir au coin du zinc, de Roscoff à St Agathon… Des voyages au Long Cours sans compas, où seul le houblon sert de cap, périples aventureux pendant lesquels le barman, unique maître à bord, calme les mutineries à grands coups de rouquin…

Fort peu porté sur les boissons et autres apéritifs, certains privilégient les circuits plus sobres des voyages via l’aéroplane… Noble appareil doté de complexes ingénieries et permettant le transport des masses laborieuses en congés payés, il est nommé trans- atlantique ou long courrier pour peu que la destination choisie se révèle exotique et coûteuse… Alors que ses ancêtres connaissaient une dévotion toute particulière à l’utilisation d’embarcations nautiques, bravant les tempêtes au péril de la sécurité sociale et d’un scorbut purulent et jaunâtre, le néo breton s’est assagi et ne crie plus « St Malo » ou « Terre »… il pense en décalages horaires, chèques de voyages et passeports biométriques… Il ne franchit plus le Cap Horn ou les 40e rugissants, il passe les douanes et surveille sa route d’un œil morne via son écran lcd pourri : « Oh t’as vu, on est au dessus du Groenland ! », « oh, la terre de feu…ça fait plus petit qu’à la télé ! »

Peut on encore parler décemment d’exotisme après Nicolas Hulot ou Arthus Bertrand ? Peut on encore parler d’aventures après la visite de M’ame Le Pen chez les papous ? Quid sera encore surpris par les sonorités d’orchestres tropicaux après avoir téléchargé l’intégrale de Martin Denny ?

Qu’importe tout ces relents colonialistes et faiseurs d’images pastel ! Le breton est un instable et la notion de monde lui est fort aise… il se sent partout chez lui ! Alors qu’on craint les Triades, redoute la Organizatsiya et fuit la cosa nostra ou les yakuzas comme les furoncles, personne ne prend garde à la diaspora bretonne… Et pourtant elle est bel et bien là ! De New York à Singapour, en passant par Abidjan ou Sarajevo, les crêperies fleurissent et le beurre salé coule à flot… Pendant que l’économie mondiale s’en réfère encore au pétrodollar ou au yen de chez Mr Yang, le blé noir s’implante lentement mais sûrement, apportant de confortables galettes à celui qui sait bien engranger…

Le 21eme siècle sera breton… ou ne sera pas !

 

 

 

 

  

Ok, il ne sera pas…

Gwenruth Lepainsec-Hédello

3 Commentaires pour “Le peuple du blé noir”

  1. A.L.C. dit :

    Au contraire, moi je trouve ce texte plein de tendresse envers les bretons dont je suis également. De toute évidence le gars n’a rien pigé. Triste sire!

  2. le boss dit :

    Rarement texte n’a été aussi mal compris…
    Texte écrit par un breton et pour tous les bretons qui sauront le lire!
    Votre aigreur a submergé votre humour et votre second degré… Allez, réessayez donc encore…

  3. Tudwal dit :

    Bonjour,
    Qu’est-ce que c’est que cette haine omniprésente sur votre site ?
    Après les vieilles charrues, je tombe sur une critique de la diaspora bretonne…
    Vous trouvez qu’on a l’air d’une mafia ?
    Vous espériez peut-être ne jamais être lu par un breton ?
    Est-ce que quelqu’un dit quelque chose quand on sait que la France est le 3° plus gros vendeur d’armes au monde ?
    Est-ce que vous ralez quand vous voyez des troupes armées françaises un peu partout ?
    Ca ne vous dérange pas non plus le colonialisme français et l’imposition de la langue française et de la fausse histoire française auprès de peuples qui ne lui ont rien demandé ?
    Les bretons n’imposent pas leurs langues, n’imposent pas leur culture, n’imposent pas leur histoire et ce, même quand ils avaient le pouvoir de le faire.
    Aimer son pays, ses racines ou sa langue n’a rien de criminel, c’est un témoignage de fraternité.
    Et pardonnez-nous si l’on ne se sent pas d’avantage français, anglais ou américains comme tout bon capitaliste le voudrait, mais l’on n’a aucune raison de renier nos racines et de couper les ponts avec la Bretagne.
    Je trouve les deux articles que j’ai lus sur ce site totalement déplorables.
    Quand l’on n’aime pas le monde, on fait au moins en sorte de ne pas le faire chier.
    Quant à moi, je n’aime pas non plus les Vieilles Charrues, mais je suis capable de reconnaître mes torts et mon incompatibilité avec ce festival sans tout remmettre sur le dos du Maire de la commune et des organisateurs du festival.
    Je pense que vous n’avez pas idée de l’organisation qu’un tel festival demande.
    Sur ce, bonne journée.

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