Discographie

The Shangri-Las. Leader of the pack/Red Bird – 1965.

De tous les girl-groups à avoir régné sur les charts avant la révolution Beatles (avec les Ronettes et les Crystals de Phil Spector, les Vandellas et Marvelettes de la Motown, sans oublier les Shirelles) les Shangri-Las était le plus rebelle.

Avec leurs bottes en cuir qui leur remontaient jusqu'au genou, leurs histoires de fugues adolescentes (« I Can Never Go Home Anymore ») et leurs béguins incompris pour les bad guys en perfecto façon Marlon Brando dans « The Wild One » (« Out In The Street », « Leader Of The Pack », « Give Him A Great Big Kiss »), les Shangri-Las affolaient les mamans (et leur chanteuse principale, Mary Weiss, les papas, pour une raison différente). Ces scandaleuses jeunes femmes avaient même le goût de la promiscuité!

(« Is he a good dancer?What do you mean, is he a good dancer?Well, how does he dance?Close… Verryyy verryyry close. »)

Rien d'étonnant donc à ce que Johnny Thunders, le fameux guitar-hero toxico, leur rende hommage par deux fois. D'abord au sein des New York Dolls qui reprennent la phrase d'intro de « Give Him A Great Big Kiss » sur le délectable « Looking For A Kiss » (« When I say I'm in love, you best believe I'm in love, L.U.V »), puis en solo, une version fantastique du même « Great Big Kiss » sur son album « So Alone » (sur lequel, en vérité, il était fameusement accompagné, mais c'est une autre histoire).

Signalons par ailleurs que le deuxième album des Dolls, « Too Much Too Soon », est produit par George « Shadow » Morton, producteur légendaire des Shangri-Las. Celui-ci, rival méconnu de Phil Spector, est le premier à avoir l'idée d'incorporer des bruitages de fond dans ses chansons. Le chant des mouettes et les bruits de vagues sur le merveilleux « Remember (Walking In The Sand) », le moteur vrombissant de sa propre Harley dans leur plus gros tube « Leader Of The Pack », un sifflement de locomotive sur « The Train From Kansas City ». En guise d'introduction, écouter les joyaux « Remember (Walking In The Sand) », « Out In The Street », « I Can Never Go Home Anymore », et, pour votre culture personnelle, « Leader Of The Pack », apogée d'un style naïf, charmant, délicat, dont on peut regretter la disparition. Les poufs en déshabillé qui gigotent dans le poste, en ce qui me concerne, ça le fait nettement moins.

1 Commentaire pour “The Shangri-Las. Leader of the pack/Red Bird – 1965.”

  1. Grady dit :

    « That’s when I fell for …

    The Dealer of the Smack » !

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