| | Claude François n'est pas mort
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Claude François n'est pas mort. Il s'est acoquiné d'un Charlie Holeg en costard léopard et écume les bars pour répandre la bonne parole variétoche. Ces deux superbes représentants de la ringardise à la française ont crée " les disques d'or ", summum du foutage de gueule musicale...et ils en sont fiers. Cintrés dans leurs costards, gesticulant et braillant comme des déments à grands renforts de " VOUS ETES JEUNES, VOUS ETES BEAU ! " , ils font exploser les limites de la dérision. Pour ce qui est de leur influences musicales, il faut quand même s'accrocher, à moins de toujours lorgner avec nostalgie vers les années 70. Fier de cette héritage, ils recyclent tout ce qui à fait les beaux jours de la variété française pour en faire un festival du n'importe quoi.
Le résultat est plutôt drôle mais j'ai commencé à paniquer en réalisant que le public connaissait les paroles de leur reprise de Patrick Juvet. Je me suis éclipsée avant que ca ne ressemble de trop à la déjà mythique soirée de la finale de la coupe du monde.
A quelques pas de là, les Mathmata jouent à la Trinquette, une centaine de personnes s'agglutinent sur la route. Le groupe est inaccessible, qu'a cela ne tienne , c'est le voisin du dessus, un brave retraité posté à son balcon , qui se fera apostrophé par la foule braillant: " Le vieux une chanson !"
Jouer au " Bars en Trans " est un exercice périlleux. Difficile de demander à l'auditeur d'être patient pour apprécier la musique quand l'offre musicale est aussi importante. Je ne suis donc restée qu'une trentaine de secondes au "Lattitude ". Le public, transformé en une colonie de lucioles grâce aux colliers phosphorescents de ces si gentils messieurs pastaga, n'avait pas l'air beaucoup plus convaincu que moi.
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AC
Jeudi 03 décembre 98 |
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