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Test match
Galop d'essai hier soir pour les
Transmusicales hors les murs. L'anxiété le disputait
à l'impatience. Les Trans n'en sont pas à leur
premier déménagement mais l'arrivée au
Parc des exposions marque un réel changement d'ampleur.
Essai Transformé ?
Quand vous faites votre premier clafouti
aux cerises vous risquez bien de le rater. Ingrédients,
mélange, temps de cuisson, etc., de nombreux paramètres
font qu'il est difficile de réussir du premier coup.
Par contre, quand vous avez derrière vous 26 ans de
clafouti vous avez beaucoup moins de chance de vous rater.
Quand bien même vous auriez changé de four. Et
les Trans savent faire la cuisine. La soirée du jeudi,
pourtant attendue comme la treizième plaie d'Egypte,
a tenu ses promesses à bien des égards.
Un mot tout d'abord sur le décor.
Les festivaliers sont habitués à être
dans le centre de Rennes, navigant entre le Liberté,
la plus grande salle, et la Cité, salle plus petite,
propice aux ambiances intimistes. Habituellement réservé
aux foires et démonstrations de machines de labour,
le Parc des Expositions en effrayait plus d'un. L'ambiance
est effectivement un peu moins chaleureuse, confinée.
Les décorateurs des Trans ont pourtant fait un louable
travail d'habillage qui rend ces grands hangars plus vivants,
plus humains. La proximité des halls évite également
au festivalier de terminer ses trois jours de concerts avec
des orteils en feu et des mollets de campeur.
Musicalement parlant les Trans restèrent
fidèles à leur réputation. On va de surprise
en surprise. Si Gomm n'est pas une nouveauté (voir
notre article dans l'édition spéciale Pintemps
de Bourges - http://echo.levillage.org/PB04/20.cbb)
ils restent une valeur sûre sur scène avec une
énergie quasi palpable qui se transmet au public en
quelques morceaux, morceaux d'ailleurs quasi tous tubesques.
Guitariste norvégien, Bjon Berge (voir article de Stiff)
a lui aussi saisi le public. Seul sur scène, accompagné
de sa guitare, il dégage une impression de puissance,
de force qui ne doit rien à sa stature pourtant fort
belle qui le rapproche plus du bûcheron que du bluesman.
Au rayon des petites déceptions citons Carbon Silicon.
Si ses membres ont un discours particulièrement progressiste
en matière d'Internet (téléchargez notre
musique, copiez là, diffusez la, etc.), leur prestation
scénique est restée assez timorée.
Les Trans ont aussi des invariant. La qualité des DJ
chargés d'assurer la transition entre les groupes,
par exemple. DJ Cook et DJ Zebra ont, chacun avec un style
bien particulier, su faire passer l'énergie d'un concert
à l'autre. Le domaine du VJying reste, lui, largement
en friche. Saluons l'initiative du collectif rennais DiagnosTIC
qui présente en marge des Trans une manifestation dédiée
uniquement à l'art du VJying (http://www.rennet.org/empruntdigital/).
Rendez-vous demain, pour le jour d'après
les Beastie Boys.
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